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La visite de la carrière de craie, vous étiez plus de 600 à descendre 18m sous terre ! Nous y étions avec vous.

Publié le 15 mai 2012 · Publié dans Actualités, Evènements

Cette visite nous rappelle l’importance de la sauvegarde de notre environnement et de la préservation de notre cadre rural

Après 15 ans d’attente et les journées du Patrimoine en 1997, les Gréziens ont eu l’occasion de venir découvrir les anciennes carrières dont l’entrée se fait chaussée de Jodoigne.600 personnes ont en effet pu descendre à 18 mètres sous terre pour parcourir une petite partie des 10 kilomètres de galeries, totalement inconnus pour bon nombre de Gréziens…

Nous y étions avec vous !

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C’est dès le début du 14ème siècle que les Marniers creusaient à Grez des puits de 7 à 8 m sur la colline des Lowas

Ils y exploitaient de la marne, de l’argile, de la pierre de Béguine (pierre jaunâtre tendre) et des silex.Ils purent ensuite constater qu’en dessous d’une couche de 20cm de silex située à 7-8m de profondeur, ils atteignaient une couche de silex sous laquelle la craie était très pure. En 1650, les Marniers commencent à utiliser cette craie afin d’en faire de la chaux. Au bas de la colline (rue du Chauffour) des puits se creusaient partout. Pour arriver à la craie, il fallait rentrer dans une zone aquifère, vidée à l’aide de seaux. Une fois arrivé à la craie, ils creusaient des galeries pouvant atteindre jusqu’à  6 mde haut et  5 m de large, le tout dans toutes les directions ! La craie était versée dans des fours à chaux installés à la surface dans le centre du village. Après calcination, ils obtenaient de la chaux vive qui servait à la fabrication de maçonnerie ou comme engrais pour les sols agricoles.

 Au 18ème siècle, les gisements commencent à s’épuiser et l’exploitation se déplace vers le haut de la colline

Une nouvelle industrie typiquement Grézienne voit le jour : la fabrication de la craie à écrire. Leurs fabricants étaient dénommés les lapoteux. Ils récupéraient également de la sciure de craie pour en faire une farine vendue pour faire du mastic en la mélangeant à de l’huile de lin.

En 1837, la zone de galeries que nous connaissons (et visitons en 2012) commencent à être exploitée

Cette exploitation fut plus importante, grâce aux moyens physiques de l’époque (introduction entre autre de la machine à vapeur pour pomper l’eau). L’extraction fut arrêtée en 1903, faute de rentabilité liée à la difficulté croissante d’exploiter la craie plus en profondeur.

 C’est ainsi qu’en 1903, une nouvelle vie pour les carrières débute

Les galeries commencent à être exploitées par la Société Anonyme des Champignonnières Nationales Belges de Grez-Doiceau. Les champignons sont ainsi distribués via la gare toute proche, principalement à Bruxelles mais aussi un peu partout en Belgique. Lors de la guerre 40-45, la fréquence des trains diminue fortement à cause de la disponibilité du charbon. Le manque de fumier vu la diminution du bétail et des exploitations agricoles met également un terme à la production de champignons à Grez. Les galeries ne furent cependant pas abandonnées pendant la guerre puisqu’elles servirent de refuges pour de nombreux résistants !

 

A partir de 1951, les carrières de Grez connurent leur destination actuelle, la Société Nationale des Eaux puis ensuite la Vlaamse Maatschappij voor Watervoorziening rachetèrent le site et y installèrent une station de captage d’eau qui débite aujourd’hui 125 m³ par heure, approvisionnant une partie de Grez-Doiceau ainsi que la Flandre….

Cette énorme réserve d’eau potable est l’une des plus remarquable de Wallonie pour la pureté exceptionnelle de son eau.